Château Haut Lavigne
Michau Lavigne
47120 St-Astier-de-Duras – Tél/Fax: 05.53.20.01.94

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« Créer son vin, cela a une dimension magique »

 

À l’occasion de l’événement, rencontre avec Nadia Lusseau, propriétaire du château Haut Lavigne à Saint-Astier-de-Duras et qui participe à cette première édition.

Cela a beau être le Printemps des vins de Duras, on est encore au mois de mars. Comprendre que les giboulées sont bel et bien de saison. Et que la foule ne se bouscule pas au château Haut Lavigne (1), pourrait-on dire pudiquement. Tant pis pour les absents, qui ont toujours tort.

Ils ne feront pas la connaissance de Nadia Lusseau, la pétillante vigneronne de cette propriété de 8,5 hectares (25 000 bouteilles produites par an, blanc, rosé, rouge et moelleux) sur les hauteurs de Saint-Astier-de-Duras. La jeune femme y est installée depuis 2002. C’est le hasard qui a amené cette œnologue de formation à s’installer dans ce coin de Lot-et-Garonne. Elle cherchait une petite propriété pour se lancer dans la production : « J’ai franchi le cap parce que je ne voulais être plus spectatrice. Je voulais faire le vin à mon idée, ce qu’on ne peut pas si on reste œnologue conseil. »

Nadia Lusseau s’est vite fait une place dans le Duraquois.
À la maison des vignerons de Duras, quand on évoque la possibilité de rendre visite à la jeune femme, les compliments fusent.
« Je ne suis pas née ici mais j’ai été bien accueillie. Il n’y a pas de chauvinisme comme on peut en trouver dans le Bordelais. Les gens sont moins prétentieux, plus paysans, dans le sens noble du terme. »

Démarche authentique

La vigneronne est passée au bio quelques années après son installation.
ne contrainte supplémentaire, surtout quand on est seule pour le travail de la vigne et les chais dans la journée, et l’administratif le soir. Si cela lui a attiré des clients au début, elle avoue que cela n’est plus suffisant aujourd’hui.
Ce qui les fidélise, c’est avant tout sa démarche pour produire un produit authentique, « qui lui ressemble », selon l’expression de Marie-Agnès Poirieux, une cliente girondine de passage hier.

Pour le printemps des vins, elle propose un atelier de dégustation vins et canard.
« Il s’agit de démontrer qu’un vin ne se boit pas forcément sur tout, qu’il faut lui trouver un plat en accord pour qu’il se révèle. »
Elle a travaillé sur la question avec Olivier Démaret, producteur de canards de Bourgougnague, une sorte d’alter ego pour le palmipède. Ils ont sélectionné quatre produits de canard et trois vins pour les marier au mieux.
Ainsi, le pâté de canard au foie et baies roses se marie avec le côté poivré et fumé de sa cuvée Nadia 2010 (rouge à base de merlot et de cabernet franc).

« C’est une approche avec un œil neuf, c’est ce qui me plaît », conclut Marie-Agnès Poirieux.
Les hallebardes feront une pause aujourd’hui. Les absents d’hier peuvent tenter de se rattraper aujourd’hui du côté de Saint-Astier-de-Duras…